Pour qui arpente un moment les souks et autres bazars de Marrakech, un constat s’impose assez vite : tous les boutiquiers vendent à peu près la même chose et, si au 1er abord toute cette bimbeloterie semble bien sympathique, un examen un peu attentif permet de constater que tout cela ne vaut pas grand chose (dans tous les sens du terme d’ailleurs puisque, le plus souvent, les prix restent très modiques pour peu que l’on discute un peu).

Qu’il s’agisse de maroquinerie (la bien nommée), de ferronnerie, de dinanderie ou autres terres cuites émaillées, l’artisanat marocain reste marqué par une qualité de fabrication (et surtout de finition) médiocre, ce qui peut dans certains cas faire son charme mais aussi, à la longue, ses limites.

Cependant, la frénésie dans laquelle Marrakech se trouve emportée depuis quelques années est venue bouleverser un peu tout cela et, depuis quelques temps, apparaissent de nouveaux créateurs, plus artistes qu’artisans et qui, s’étant aguerris le plus souvent au contact de pointures internationales du design, donnent naissance à une production qui n’a plus rien à envier à celle des maisons les plus prestigieuses.

Le meilleur représentant de cette nouvelle génération est sans nul doute le créateur Yahya Rouach qui porte l’art de la dinanderie à un niveau d’exigence et de perfection sans équivalent, ce qui lui vaut fort logiquement d’être sollicité aux 4 coins du monde.

Ayant débuté comme modeste artisan, Yahya qui est né à Londres en 1972, est désormais à la tête d’un atelier de près de 200 personnes (parmi lesquelles de véritables orfèvres venus d’Europe) qui produisent à l’unité des pièces exceptionnelles, qu’il s’agisse de luminaires, de cadres, de petits meubles, ou d’objets dont le seul rôle est tout simplement d’être beaux.Une oeuvre de Yahya - Marrakech - blog de MaRKo RAK

Cuivre jaune ou rouge, naturel ou brûlé, délicatement satiné ou poli, maillechort lisse ou martelé, ciselé, découpé avec une précision chirurgicale, les métaux mais aussi le bois, le verre donnent naissance entre les mains de ce magicien à des oeuvres d’une délicatesse infinie.

Yahya ayant en outre le génie d’associer une sobriété esthétique conforme aux goûts occidentaux aux motifs et à la thématique propres aux arts de l’Islam (motifs géométriques, floraux ou caligraphiques inlassablement répétés ou déclinés), ses oeuvres séduisent autant les princes saoudiens que les collectionneurs occidentaux les plus avisés.

Il convient en effet de préciser que, si le travail de Yahya n’a rien de comparable avec celui de ses confrères du souk, les prix de ses oeuvres n’ont eux non plus rien à voir avec ceux du bazar… Mais comme l’on dit : « plaisir des yeux mon ami » : visiter le site web de Yahya est un plaisir qui ne coûte rien, pas plus qu’un petit tour dans son show-room de Marrakech. Un endroit qui n’a rien à envier aux belles boutiques de la place Vendôme.

Contact : 00 212 (0) 24 42 27 76
Site web : www.yahyacreation.com

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