Un super site de recettes marocaines
7/mars/2009
J’ai déjà eu l’occasion de traiter ici de la gastronomie marocaine à Marrakech en disant tout le bien que je pensais de cette petite merveille qu’est le restaurant du Riad Monceau qui, depuis, – hasard ou coïncidence (?) – truste la première place sur la plupart des sites et forums consacrés aux restaurants de Marrakech.
J’ai aujourd’hui une petite pensée pour toutes celles et ceux qui n’ont pas l’occasion de venir sur le Maroc (les pôvres !!) ou qui sont revenus d’un séjour à Marrakech le moral en berne, avec des arômes de fleur d’oranger plein la tête et des parfums de tajines plein les papilles.
Je leur ai en effet trouvé de quoi garder le contact avec le monde merveilleux de la cuisine marocaine sans bouger de chez eux.
Je veux parler ici de l’excellentissime “Trésors de la gastronomie marocaine”, un site web qui, on l’aura deviné, traite de la… gastronomie marocaine.
Vous y trouverez une sélection pertinente de quelques uns des meilleurs restaurants marocains du Maroc, répertoriés par ville (on ne s’étonnera pas de retrouver le Riad Monceau dans la sélection de Marrakech). Vous y trouverez aussi – et c’est ce qui m’intéresse principalement ici – une liste complète des principales recettes de la cuisine marocaine traditionnelle, directement puisées à la source.
De quoi épater tous vos amis en leur concoctant un couscous aux 7 légumes “Comme là bas, dis !!”, un tajine berbère “vrai de vrai” qui devrait pouvoir vous assurer votre petit succès, ou encore une pastilla au lait à tomber par terre.
Et, si tout cela vous donne des idées, il ne vous restera plus qu’à prendre un billet d’avion pour venir participer à l’un des ateliers de cuisine marocaine répertoriés sur ce même site. Peut être pas de quoi obtenir le titre de “dada” (cuisinière marocaine expérimentée) mais la garantie, assurément, de vivre une formidable expérience qui vous fera toucher du doigt (des doigts, plutôt) la réalité profonde de ce beau pays qu’est le Maroc.
Un orfèvre à Marrakech
4/mai/2008
Pour qui arpente un moment les souks et autres bazars de Marrakech, un constat s’impose assez vite : tous les boutiquiers vendent à peu près la même chose et, si au 1er abord toute cette bimbeloterie semble bien sympathique, un examen un peu attentif permet de constater que tout cela ne vaut pas grand chose (dans tous les sens du terme d’ailleurs puisque, le plus souvent, les prix restent très modiques pour peu que l’on discute un peu).
Qu’il s’agisse de maroquinerie (la bien nommée), de ferronnerie, de dinanderie ou autres terres cuites émaillées, l’artisanat marocain reste marqué par une qualité de fabrication (et surtout de finition) médiocre, ce qui peut dans certains cas faire son charme mais aussi, à la longue, ses limites.
Cependant, la frénésie dans laquelle Marrakech se trouve emportée depuis quelques années est venue bouleverser un peu tout cela et, depuis quelques temps, apparaissent de nouveaux créateurs, plus artistes qu’artisans et qui, s’étant aguerris le plus souvent au contact de pointures internationales du design, donnent naissance à une production qui n’a plus rien à envier à celle des maisons les plus prestigieuses.
Le meilleur représentant de cette nouvelle génération est sans nul doute le créateur Yahya Rouach qui porte l’art de la dinanderie à un niveau d’exigence et de perfection sans équivalent, ce qui lui vaut fort logiquement d’être sollicité aux 4 coins du monde.
Ayant débuté comme modeste artisan, Yahya qui est né à Londres en 1972, est désormais à la tête d’un atelier de près de 200 personnes (parmi lesquelles de véritables orfèvres venus d’Europe) qui produisent à l’unité des pièces exceptionnelles, qu’il s’agisse de luminaires, de cadres, de petits meubles, ou d’objets dont le seul rôle est tout simplement d’être beaux.
Cuivre jaune ou rouge, naturel ou brûlé, délicatement satiné ou poli, maillechort lisse ou martelé, ciselé, découpé avec une précision chirurgicale, les métaux mais aussi le bois, le verre donnent naissance entre les mains de ce magicien à des oeuvres d’une délicatesse infinie.
Yahya ayant en outre le génie d’associer une sobriété esthétique conforme aux goûts occidentaux aux motifs et à la thématique propres aux arts de l’Islam (motifs géométriques, floraux ou caligraphiques inlassablement répétés ou déclinés), ses oeuvres séduisent autant les princes saoudiens que les collectionneurs occidentaux les plus avisés.
Il convient en effet de préciser que, si le travail de Yahya n’a rien de comparable avec celui de ses confrères du souk, les prix de ses oeuvres n’ont eux non plus rien à voir avec ceux du bazar… Mais comme l’on dit : “plaisir des yeux mon ami” : visiter le site web de Yahya est un plaisir qui ne coûte rien, pas plus qu’un petit tour dans son show-room de Marrakech. Un endroit qui n’a rien à envier aux belles boutiques de la place Vendôme.
Contact : 00 212 (0) 24 42 27 76
Site web : www.yahyacreation.com
Ma table marocaine à Marrakech
3/mai/2008
Depuis des années, le même constat s’imposait à tous les marrakchis : si les bonnes tables ne manquent pas à Marrakech (elles auraient même tendance à foisonner !), bien difficile cependant d’y trouver un restaurant marocain valable ; des tables françaises, italiennes, indiennes, japonaises, … en veux-tu en voilà (j’aurai d’ailleurs l’occasion d’en reparler), mais un vrai bon restaurant marocain, authentique et généreux, … disons le tout net : ça manquait.
Pourtant, les guides touristiques – Guide du Routard et Lonely Planet en tête – fourmillent d’adresses hautement recommandées mais où, curieusement, nul marrakchi (ni nul marocain d’ailleurs) ne met pour ainsi dire quasiment jamais les pieds … Allez savoir pourquoi !? Peut-être la faute aux prix (entre 60 et 80 euros), qui peuvent sembler normaux aux voyageurs venus de Londres ou Paris, mais paraissent absolument exorbitants aux yeux des “locaux”, bien placés pour connaitre le coût de la vie au Maroc… Peut-être aussi parce que ces adresses ont fortement tendance à proposer un produit “formaté” pour le touriste de passage… ; dès lors, le folklorique ayant souvent tôt fait de prendre le pas sur le gastronomique, les gens qui veulent avant tout bien manger n’y trouvent plus leur compte…
On découvre aussi avec le temps qu’il existe une explication assez logique à l’absence de vrais bons restaurants marocains à Marrakech : le Maroc est un pays pauvre, et les personnes qui peuvent se permettre de sortir (bourgeoisie locale, expatriés) ont généralement d’excellentes cuisinières marocaines à la maison ! Donc, ici quant on sort, c’est pour manger français ou italien, mais rarement pour se précipiter sur un couscous ou un tajine. CQFD.
Tout ceci pour dire que la table dont il est ici question était attendue depuis longtemps par tous les affamés qui désespéraient de pouvoir se délecter, ailleurs qu’à la maison, d’une tanjia confite à souhait ou d’une pastilla au lait légère et croquante.
Cette table c’est celle du Riad Monceau, un petit bijou de l’architecture hispano-mauresque qui a ouvert ses portes il y a quelques mois à 2 pas de la place Jemaa El Fna et qui s’est imposé, depuis lors, comme l’une des toutes meilleures adresses de Marrakech.
Le lieu est chic et romantique à souhait, un peu comme une élégante bonbonnière où quelques privilégiés se donneraient rendez vous le soir pour célébrer l’authenticité d’une cuisine marocaine retrouvée. Les diners sont servis dans un joli salon aux canapés débordants de coussins, ainsi que dans le patio andalou d’un blanc éclatant où quelques tables dressées au bord de la piscine disputent l’espace aux palmiers et autres végétaux.
L’accueil est attentif et convivial, l’ambiance chaleureuse. La plupart des convives sont évidemment en vacances et il n’échappe à personne que c’est un grand bonheur de pouvoir jouir d’un cadre aussi privilégié.
Quant à la table… c’est un pur bonheur.
Fadma Talima est aux commandes. A trente sept ans cette berbère originaire de la région n’est pas à son galop d’essai puisqu’elle a officié pendant de longues années dans plusieurs capitales européennes au service de représentations diplomatiques de son pays, faisant notamment les belles heures de l’ambassade du Maroc à Vienne, en Autriche.
Sa cuisine est simple, communicative et savoureuse comme celle de son enfance, et c’est tout naturellement qu’elle élabore chaque soir son “Menu Découverte” selon les humeurs du marché. Proposé à 360 dirhams (34 euros env.) c’est de loin LE bon plan de la ville. Et pour les habitués, ou tout simplement pour ceux qui savent, dîner à la carte est également possible : il suffit juste de passer commande la veille.
Contact : 00 212 (0) 524 429 646
Web site : www.riad-monceau-restaurant.com
Attention : 40 couverts en tout et pour tout donc réservation fortement conseillée.
Focus on Marrakech, le blog de MaRKo RAK
2/mai/2008
Après avoir découvert Marrakech, comme beaucoup, en tant que simple visiteur, j’ai depuis quelques années la chance d’y vivre et d’y travailler.
Vivre à Marrakech au quotidien donne évidemment un point de vue très différent et offre un recul dont j’aurais aimé pouvoir disposer lors de mes premiers séjours …
C’est donc en pensant à celles et ceux qui vont emprunter le même chemin que moi, pour quelques jours ou pour toujours, que j’ai conçu ce blog où je vais livrer quelques conseils, bons plans et bonnes adresses garantis “Marrakech from the inside”.

